La Ferrari Amalfi : une berlinette taillée pour la Côte d’Azur
Cela fait maintenant près d’un an que les premières informations ont fuité à propos de la remplaçante de la Roma et que nous l’attendons de pied ferme. Aujourd’hui, Ferrari présente enfin le coupé 2+2 qui viendra remplacer l’entrée de gamme de la marque, nommée avec le doux nom d’Amalfi en référence à la célèbre ville côtière italienne.
Prenez un instant pour vous mettre dans l’ambiance : vous êtes assis en terrasse d’un café avec vue sur la marina, caressé par les embruns et votre peau se réchauffant sous un soleil radieux. Votre Spritz à moitié consommé, la rondelle d’orange suintante d’alcool, est posé à côté de vous. Le chant des mouettes se superpose aux bruits de la ville et des bateaux quittant leur mouillage.
Vous entendez soudainement un ronronnement sourd se propager dans les ruelles animées, se réverbérant sur les murs blancs. Vous tournez la tête pour apercevoir petit à petit un coupé aux contours fluides, deux phares étroits et effilés se mélangeant à une calandre fine, un diffuseur laissant apparaître deux touches de carbone sur les extrémités. Pas besoin d’apercevoir le badge pour savoir laquelle c’est. Voilà une italienne fière, exubérante mais subtile. Minimaliste, elle est adepte du “show, don’t tell” : vous savez que c’est une sportive pur sang prête à lâcher les chevaux à la moindre pression de la pédale. Vous savez que c’est une Ferrari. La firme de Maranello est très forte à ce jeu-ci.
- Le charme (moderne) à l’italienne
- Un air de déjà-vu à l’arrière…
Alors qu’elle se déplace dans votre champ de vision, vous apercevez un aileron compact et un diffuseur énonçant toutes les caractéristiques d’une voiture prête à coller au siège la tête de son propriétaire, dès qu’il quittera la ville. Quatre sorties d’échappement protubérantes s’en échappent et vous vous prêtez au songe.
Tout en vous rapprochant pour apercevoir l’intérieur élégant de ce coupé, vous rêvez. Vous aimeriez être derrière ce volant en cuir, enveloppé d’alcantara, et bercé par le son sortant des 14 haut-parleurs du système premium Burmester (en option). Vous vous imaginez vous plonger dans cet habitacle, synchroniser votre téléphone grâce au système compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Vous pourriez répondre à l’appel d’un proche et ironiser en lui disant qu’aujourd’hui, vous avez sorti l’Amalfi…au cœur d’Amalfi.
A la suite de ce songe, en distinguant les écrans tactiles, vos pieds toucheront de nouveau terre l’espace d’un instant. Vous regrettez le temps où la climatisation était accessible simplement en tournant un bouton. Qu’à cela ne tienne, vous avez constaté que le volant est de nouveau agrémenté de vrais boutons et de nombreuses fonctions utilisables d’une simple pression, tout en gardant les yeux sur la route devant vous. Toutefois vous pensez à votre ami, possédant une compacte allemande confortable mais qui ne possède pas de bouton “mute”… Vous gardez dans un coin de la tête le fait que son véhicule partage au moins une similarité avec une Ferrari.
Enfin bref, peu importe, vous roulez en Ferrari, et c’est tout ce qui compte pour l’instant. Vous êtes heureux et vous devenez hagard lorsque le véritable propriétaire de cette voiture redémarre au quart de tour, enfonçant la pédale de droite et disparaissant dans un son rauque mais feutré. Vous avez simplement le temps de voir le spoiler se relever dans l’une des trois configurations (Faible traînée, Appui Moyen et Appui Élevé) générant jusqu’à 100 kg d’appui aérodynamique à 250 km/h.
Retour à la réalité, vous retournez à votre table, déverrouillez votre smartphone, profitant de la WiFi du café pour consulter le site de la marque au cheval cabré. En faisant défiler les magnifiques clichés du constructeur, vous avez soudainement l’impression d’être en terre connue.
Une impression de déjà-vu en terre latine… Ferrari ferait-elle du réchauffé ?
La Ferrari Amalfi est équipée d’un moteur V8 bi-turbo dérivé de la longue lignée des blocs F154. Avec ses 3.9L de cylindrée, il développe la bagatelle de 640 ch à partir de 7.500 tr/min et un rupteur à 100 tr/min de plus. Ce qui signifie que la plage de puissance est haute à la manière d’un moteur atmosphérique, sans toutefois pouvoir hurler telle une 458 Italia. La puissance est transmise aux roues arrières via une boîte de vitesse 8 rapports à double embrayage baignant dans l’huile, dérivée de la SF90. Et c’est à partir de là que l’on commence à avoir des flashbacks. Ce combo était déjà proposé sur la Ferrari Roma, remplacée par ce nouveau coupé. Le downsizing depuis le bloc 4.0L de la SF90 Stradale répond sans aucun doute aux nouvelles normes Euro 7, prévues pour le 29 novembre 2026. Pour rappel, le principe est de réduire la taille des moteurs tout en proposant des puissances au moins aussi élevées, afin de faire une économie en carburant et en rejets de CO2. Pour le reste, le constructeur italien a travaillé sur les pièces du moteur afin de les alléger, comme des arbres à cames pesant 1.3 kg de moins sur la balance, une huile moins visqueuse permettant une réduction de la résistance aux températures froides ainsi que l’addition d’un nouveau calculateur moteur, hérité des modèles 296 GTB, 12Cilindri et Purosangue.
Toutefois, en lisant le communiqué de presse, on se rend compte que les silencieux d’échappement ont été renforcés, synonyme évident d’une réduction de la sonorité malgré l’ajout de clapets bypass. Les années passent et la bureaucratie européenne fait tomber le marteau sur les moteurs rageurs de façon plus assertive. Ferrari promet que le caractère sonore de la marque sera conservé malgré tout. Après tout, si les magiciens de chez Ducati arrivent à faire homologuer leurs pots d’échappements, la firme de Maranello parviendra peut-être à nous rassurer ! Dans tous les cas, la ressemblance ne s’arrête pas aux caractéristiques techniques comme un 0-100km/h en 3.3 s et une vitesse maximale de 320 km/h. L’avant et l’arrière du véhicule sont très similaires à ceux de la Roma. Surtout l’arrière en fait, puisque la signature lumineuse est même identique. Ne boudons pas pour autant notre plaisir de passionné et penchons-nous à présent sur ce qui va largement diminuer votre productivité au travail : le configurateur.
Bienvenue au temple des options Ferrari !
L’Amalfi est proposée dans pas moins de sept configurations correspondant chacune à une couleur. La configuration de base est proposée en couleur Rosso Portofino et intérieur gris foncé Dark Grey, mais j’ai décidé de me pencher sur celle qui à mon sens est la plus adaptée à cette berlinette : un vert Verde Costiera avec un intérieur sable Sabbia. Vous pouvez configurer à peu près ce que vous souhaitez, comme ces tapis en alcantara Verde Venaria et ce tableau de bord chocolat. Côté jantes, toutes proposées en 20 pouces, vous avez le choix entre des versions forgées, forgées diamantées ou aluminium. Les sorties d’échappement sont également configurables. Vous avez aussi une foultitude d’options de conduite comme des suspensions Magneride, un volant chauffant ou encore des feux adaptatifs à l’avant. Vous avez même la possibilité d’ajouter ou supprimer des options d’aides à la conduite ADAS si vous craignez d’érafler cette superbe couleur verte.
- Magnifique couleur Verde Costiera
- Ferrari propose des jantes forgées peintes en 20″ du plus bel effet
- Intérieur vert et chocolat
- Les sièges en alcantara de la Ferrari Amalfi
Nul doute que cette Ferrari Amalfi saura faire tourner les têtes du moment que la configuration soit intéressante ! Dans mon cas, je sais que je regrette de ne pas avoir investi dans le Bitcoin il y a 10 ans…
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