Adieu la F44, place à sa descendante la Série 2 Gran Coupé F74 ! Si les ventes de la 1ère génération n’ont pas décollé sur le territoire français, avec seulement 5 392 unités livrées (soit une fraction marginale des 270 700 produites dans le monde), BMW espère toucher un public plus large avec la deuxième génération de sa berline compacte.
Une Série 1 au look “fastback”
Pour cela, le constructeur bavarois a largement revu sa copie, en commençant par le design extérieur. À l’avant, pas de surprise, on retrouve la bouille de la Série 1 F70 avec laquelle la Série 2 partage sa plateforme. De profil, on retrouve la ligne « fastback » typique de ce segment, aux traits renforcés par le Shadow Line (inclus avec le pack M Sport Design) et à la sportivité affirmée, grâce à des vitres sans encadrement.
- BMW Série 1 F70
- BMW 220 Gran Coupé M Sport, Tansanitblau
C’est surtout sur la partie arrière du véhicule que les équipes de design ont concentré leurs efforts. En effet, celle-ci n’avait pas fait l’unanimité sur la 1ère génération. Afin de gommer l’impression de surélévation, la malle a été épurée. On note (et valide) la disparition de la baguette horizontale qui reliait auparavant les optiques arrières. Ces dernières sont, sur la génération F74, moins sages, et viennent embrasser les ailes du véhicule.
La signature lumineuse, particulièrement réussie, attire l’œil avec des apostrophes (ou flèches, c’est selon) qui s’inscrivent dans l’ADN des dernières sorties de la firme munichoise. Enfin, sur toutes les motorisations hors M235 xDrive, les sorties d’échappement sont dissimulées derrière le bouclier arrière.
La version la plus sportive arbore quant à elle quatre sorties rondes. On regrettera simplement, sur celle-ci, un silencieux encore très (trop) proéminent, laissant apparaître sa tôle disgracieuse sous la jupe arrière.
Au niveau des dimensions, si la Série 2 Gran Coupé F74 gagne en longueur (+2 cm) et en hauteur (+2,5 cm), elle ne paraît visuellement pas plus grosse que sa devancière.
- Essais internationaux BMW Série 2 Gran Coupé, Fabian Kirchbauer Photography
Un intérieur très techno pour la Série 2 Gran Coupé F74
À l’intérieur, le principal changement réside dans l’adoption d’un long écran incurvé, rassemblant sur sa moitié gauche les compteurs et sur sa moitié droite, l’interface tactile d’infodivertissement.
- BMW M235 Gran Coupé
Le sélecteur de la boîte de vitesses automatique – disponible de série sur toutes les motorisations, adieu la boite mécanique – est on ne peut plus discret. Tellement discret que les non-initiés pourraient avoir à le chercher un peu, lors des premiers tours de roues. Néanmoins, cette nouvelle gâchette s’intègre parfaitement à la console centrale.
Un mot également sur l’affichage tête haute « HUD », disponible en option : le gadget, revu et personnalisable à souhait, s’avère bien utile pour surveiller sa vitesse sans quitter la route des yeux. D’autant plus avec la véloce M235 xDrive… mais on y reviendra plus loin dans cet article.
Motorisations et finitions : la perte du i !
Désormais ne dites plus 216i, 220i etc., mais 216, 220, 223 xDrive et M235 xDrive. Voilà pour les quatre motorisations essence, affichant des puissances respectives de 122, 170, 218 et 300 ch. Côté diesel, il n’y a plus l’embarras du choix puisque seule la 220d (163 ch) est proposée. En somme, la carte des moteurs est exactement la même que pour la cousine Série 1.
Dans ce panel, les 220, 220d et 223 xDrive bénéficient d’une hybridation légère 48V qui permet non seulement d’optimiser leur consommation mais également de réduire leur malus écologique. Ainsi une 223 xDrive sera moins pénalisée qu’une 216 alors qu’elle offre presque 100 chevaux de plus et une transmission intégrale ! D’ailleurs, BMW vante une offre « assez unique sur le marché ». On espère qu’on pourra bientôt vous en reparler au cours d’un essai approfondi – la 223 ne faisant hélas pas partie de l’éventail de motorisations disponibles le jour de notre prise en main ; mais il semblerait qu’une jolie “Fire Red” ait rejoint le parc presse !
Concernant les finitions, BMW a voulu « simplifier » son catalogue (spoiler : vous aurez le temps de finir votre café avant qu’on en ait fait le tour). Pour faire « simple » donc : les amateurs de look sportif opteront pour la finition M Sport Design (+ 1 300 €) qui reprend les éléments extérieurs de la finition M Sport (facturée 3 450 €) mais pas les éléments intérieurs, à savoir un sublime volant M équipé de palettes, des sièges sport où l’alcantara se mêle à une sellerie « Veganza », un ciel de pavillon anthracite, des surpiqûres aux couleurs M, etc. etc. Notons également que la finition M Sport comprend des suspensions Adaptive M, absentes sur la M Sport Design.
Pour encore plus de sportivité, le pack M Sport Pro vous réserve, entre autres, des projecteurs Shadow Line M et des gros freins M Sport rouges qui épateront la galerie. Voilà, on vous laisse digérer et pour ce qui est des packs Innovation et Premium, voir avec un commercial dont c’est le métier. Avant d’entamer le partie essai – oui, je sens que vous vous impatientez – , on ajoutera que la M235i peut être pimpée avec un pack « M Technology » spécifique incluant notamment des freins composite. Enfin, les plus geek pourront regarder leur Série 2 Gran Coupé se garer toute seule dans une place étroite, en initiant la manœuvre depuis leur smartphone… Allez maintenant, en voiture.
Prise en main de la 220 Gran Coupé : polyvalence, maître-mot
Nous voilà à bord d’une 220 Gran Coupé M Sport, habillée d’une élégante teinte « Noir Saphir » qui révèle de subtils reflets métallisés au soleil. Les jantes en alliage de 19’’ à rayons en Y, de même que la sellerie bi-ton rouge et noire, contrastent parfaitement avec cette robe discrète. Pour les yeux, c’est déjà agréable (merci aux 16 000 € d’options). Pour le dos aussi car on est, comme souvent – pour ne pas dire toujours – dans une BMW, très bien assis. De série, les sièges sont chauffants, mais pas le volant. À 210 € l’option, on préfèrera peut-être investir dans une jolie paire de gants de conduite.
Si le 3 cylindres 1.5 s’ébroue dans un grondement peu mélodieux, une fois lancé, le bruit du moteur se fait vite oublier. En mode Efficient, la micro-hybridation nous invite à ne pas trop solliciter la pédale de frein. Et très vite, on se prend au jeu de cette conduite apaisée. Les suspensions, dotées avec la finition M Sport d’amortisseurs fréquentiels à compression variable, absorbent parfaitement les aspérités du bitume. Seule ombre au tableau : au-delà de 100 km/h, les bruits d’air nous ont semblé un peu plus présents que sur la cousine Série 1. Peut-être une conséquence de la présence du toit ouvrant qui, même fermé, peut nuire au confort acoustique.
Il nous prend alors l’envie d’activer le mode Sport pour voir ce que ce 3 cylindres mild-hybrid a dans le ventre. S’il ne vous collera pas au siège, il s’avère tout à fait suffisant pour s’insérer ou dépasser en toute sécurité. Cela en avalant 6 à 7 l/100km de sans-plomb, en fonction du profil du conducteur. Bref, pour un usage quotidien dépourvu de toute ambition de faire la course en sortie de péage, cette 220 semble être le bon compromis. Prix TTC du modèle essayé (malus de 150€ compris) : 59 035 €. Prix TTC du modèle hors option : 42 450 €.
Prise en main de la M235 xDrive Gran Coupé : vraiment sportive ?
Après la mise en bouche, le plat de résistance se présente à nous. Le staff BMW nous tend les clés d’une M235 xDrive Gran Coupé, finition M Sport Pro, et on ne s’est pas fait prier pour essayer la bombinette de la gamme ! Notre exemplaire revêt une teinte « Bleu Tansanit » métallisée, pas vraiment mise en valeur par la météo du jour, en association à une discrète sellerie noire et surpiqûres bleues. L’auto arborait les mêmes jantes que notre destrier du matin (on vous l’a dit plus haut, si vous voulez déguiser votre 220 en M235, le catalogue d’options le permet). Vu de l’extérieur, seules la calandre à baguettes horizontales et les quatre sorties d’échappement permettent de distinguer la M235 du reste de la gamme.
En revanche quand on appuie sur le bouton de démarrage, la bande son est, avec un cylindre en plus, plus flatteuse à défaut d’être réellement envoûtante (qu’ils nous manquent ces bons vieux L6 !). Ni une ni deux, on enclenche le mode Sport parce qu’on n’est pas là pour trier les lentilles. Aussi parce que le cercle rouge à midi sur le volant et les immenses palettes de changement de rapport nous y invitent. Ces dernières, solidaires du cerceau et non de la colonne de direction, tombent parfaitement sous la main. Sauf quand vous prenez un virage en épingle.
Les 300 chevaux sont présents, on s’en aperçoit en jetant un œil au compteur qui s’affole bien plus vite que notre pied droit, pour presser la pédale de frein. Et c’est là le piège : la sensation de vitesse est tellement lissée avec les voitures modernes qu’on a vite fait de dépasser les limites légales, sans pour autant avoir l’impression de conduire comme un fugitif. Il découle de cette M235 une voiture sportive, plutôt agile et sûre grâce à sa transmission xDrive, mais pas ébouriffante. Et surtout moins confortable que ses petites sœurs aux motorisations plus modestes. Pour finir, le BMW Active Sound, envoyant des faux retours à l’échappement dans les haut-parleurs, ne suffit pas à nous donner des frissons. Prix TTC du modèle essayé (au 21/02/2025, malus compris) : 86 627 €. Prix TTC du modèle hors option : 60 750 €.
Carte Blanche : Boris Daube
P.S. : Merci à notre cher ami Boris pour son sujet BMW Série 2 Gran Coupé. Après mûre réflexion, et le développement soudain de l’effectif Les 2 Ponts, nous avons finalement priorisé le suivi des nouveaux rédacteurs de l’équipe, la gestion des actualités, et des produits potentiellement plus mainstream … ou très exclusifs. Votre rédacteur en chef n’aurait jamais attendu un tel développement à l’aube du premier anniversaire du site ! Il est certain que la patience sera récompensée par une visibilité nettement accrue pour des essais détaillés de ce type.
Notre cher ami Boris, qui nous signe ce sujet, (et qui se retrouvait déjà ici pour un sujet essentiellement BMW !) est au cœur de tant de réflexions et d’améliorations sur la vie du site au jour le jour. Qu’il en soit vivement remercié. Il se pourrait que ces notes d’amélioration deviennent plus récurrentes et officielles, dans le développement de l’équipe. C’est à l’étude !
Merci aux équipes de BMW France, assistées en logistique par l’agence La Squadra ; très fidèles partenaires, à l’actualité florissante. Il est de ces marques que l’on suit de près, vous en avez quelques preuves sur nos réseaux sociaux !




























0 commentaires