Omoda : un style cette fois plus raffiné et épuré
“OMODA : une ligne de crossovers électrifiés alliant le confort des berlines à la praticité des SUV, avec un design avant-gardiste pour un public moderne à la recherche de style, d’innovation et de technologie de pointe.” : voici la définition de cette ligne de produits dans le Larousse.. enfin, chez Omoda & Jaecoo France ! Si Jaecoo vise l’aventure avec de franches évocations à Suzuki (Jaecoo 5, avec le Vitara), et Land Rover (Jaecoo 7) on a ici affaire à un look plus épuré, acéré et dynamique.
Selon votre serviteur, il y a certaines similitudes dans le traitement avec les marques premium des constructeurs japonais et coréens : Lexus, Infiniti, Acura et désormais Genesis ! Des formes plus rondes, refusant l’agressivité.
Nous retrouvons donc pour le moment l’Omoda 7, SUV de segment C long de 4,66 m (plus long de 16 cm que son jumeau Jaecoo 7), et l’Omoda 9, segment D, long de 4,77 m. Les deux sont donc finalement proches en taille, mais avec des traitements bien différents : l’Omoda 9 tient bien le rôle de haut de gamme !
- Omoda 7
On retrouve d’ailleurs dans le look du “9” quelque chose entre le Lexus RX et les Maserati Grecale et Levante : pas les pires références. Globalement, les volumes sont assez lisses et élégants. La signature lumineuse est soigneusement travaillée, avec un petit côté perçant “à la Peugeot” sur le 7, et tout de suite plus majestueux sur le 9. Les calandres se fondent dans la masse via des facettes qui rappellent d’ailleurs le traitement que peut appliquer Peugeot sur ses récentes productions.. La calandre imposante typique des SUVs modernes est donc présente, mais subtilement ! On note que l’arrière de ces véhicules intègre des optiques assez longilignes, avec plus de dynamisme sur le “petit” frère : les optiques s’intègrent dans un bandeau noir sur le 7, alors qu’il est lumineux sur le 9.
- Omoda 9
Omoda & Jaecoo partagent des intérieurs qualitatifs et modernes
Si on vulgarisait, on pourrait dire qu’Omoda & Jaecoo semble se positionner en généraliste / access premium face à ses concurrents locaux MG et BYD. On semble bien noter l’importance du design, qui semble sensiblement plus prononcé, et plus personnel que les quelques concurrents manquant parfois de … personnalité. A l’intérieur, la qualité semble bien présente également. De même, alors qu’un certain nombre d’autos chinoises proposent des intérieurs assez impersonnels : “une planche de bord épurée à l’extrême, un grand écran tactile, et le moins de boutons possible !”, O&J semble avoir fourni des efforts sensibles dans la différenciation des intérieurs de ses autos.
On évoquait l’intérieur parfois impersonnel des voitures chinoises, cela ne les empêche pas, parfois, de ne pas se prendre au sérieux et de proposer des cordes façon guitare dans les contreportes ou des écrans qui tournent ! (BYD Atto 3) Il faut bien trouver des éléments différenciants pour attirer les projecteurs : la sur-technologie est un bon moyen, de nos jours. Les constructeurs chinois n’y vont parfois pas de main morte !
Ici l’écran central ne tourne pas … il peut glisser côté passager ! Voici la réponse intelligente de Omoda aux trois écrans d’un Mercedes, par exemple.
- Omoda 7
La console haute est un standard en agrément désormais, avec un double support téléphone, et une charge à induction ventilée, encore rare.
Les sièges du 7 sont élégants, mixant le cuir vegan et une sorte d’Alcantara sur la partie haute. Les appuie-têtes intégrés montrent un côté plus dynamique.
Le coffre annonce un volume de 537 L, honorable, quand l’auto semble montrer de belles capacités d’accueil pour les passagers.
Omoda 7 et Jaecoo 7 partagent tout … voici l’actuel fleuron de la gamme : l’Omoda 9
Voici mon petit favori ! Avec l’âge, on prend des goûts de luxe … Peut-être que les éclairages multiples, leds de couleur, projecteurs, agrémentant cette séance photo, le mettait spécialement en valeur, aussi ! L’auto développe donc 4,77 m et forme l’actuel haut de gamme d’Omoda & Jaecoo. On le disait, l’extérieur s’inspire de quelques jolies références européennes, le volume est équilibré. Voici une auto véritablement valorisante, avec des jantes classiques, mais ne cédant pas à la fameuse mode des jantes noires … une bonne chose ! La signature leds à l’avant s’inspire quelque peu des français, DS au départ, puis Peugeot et Renault et leur partage de designer en la personne de Gilles Vidal. La première impression extérieure semble donc positive.
Et quelle jolie découverte que l’intérieur ! Ici on retrouve de chouettes inspirations également : des commandes tactiles à gauche de l’écran conducteur façon Cadillac Lyriq (!), et une ambiance intérieure singeant les premiums allemands avec un côté plus épuré. Une démarche qui rappelle en son temps la Kia Stinger, en voilà une qui voulait grignoter de la BMW au petit déjeuner ! Une certaine ressemblance avec les intérieurs Genesis également, avec notamment une succession d’écrans et une imposante console centrale.
- Intérieur Kia Stinger
- Intérieur Cadillac Lyriq
- Intérieur Genesis GV80
On note les commandes de climatisation physiques, élégantes. L’auto semble avoir une ergonomie réfléchie.
Le coffre de l’Omoda 9 est ici annoncé à 660 L.
Hybridation pour tout le monde
Omoda & Jaecoo partagent bien la même plateforme et la même technologie d’hybridation. Les Jaecoo 5 et 7 seront disponibles en hybride simple (SHS-H) ; Le Jaecoo 7 et les Omoda disposent sinon d’une hybridation rechargeable (SHS-P : Super Hybrid System – Plug-in). L’hybridation propose dans tous les cas un fonctionnement typé générateur, avec un quatre cylindres 1.5 turbo de 143 ch disponible avant tout pour garantir le niveau de charge de la batterie. L’Omoda 7 partage le fonctionnement “unique rapport de boite” avec le Jaecoo 7, quand MG en a 3 et l’hybridation Renault E-Tech 4 ou 5 ! A basse allure l’auto réagit alors essentiellement en électrique ; le rapport unique du thermique étant dédié à l’efficacité de l’auto sur des vitesses supérieures, comme le pourrait être un sixième rapport conventionnel, disons. L’auto pourra bien sûr cumuler les énergies thermique et électrique pour un cumul de 279 ch. L’Omoda 7 promet 90 km d’autonomie électrique, grâce à sa batterie LFP de 18,4 kWh ; autonomie totale de 1200 km ! Charge rapide 40 kW incluse (30-80% en 20′). 0-100 km/h en 8,4 s.
- D’autres preuves que le design Omoda est choyé !
- Omoda 7
- Omoda 7
- Les Omoda peuvent bénéficier d’un système audio Sony.
L’Omoda 9, plus haut de gamme, se distingue sensiblement de son petit frère. L’hybridation rechargeable propose ici trois moteurs électriques synchrones à aimants permanents : 102 ch, 170 Nm, 122 ch et 220 Nm à l’avant ; et un important à l’arrière de 238 ch et 310 Nm de couple. On peut alors imaginer que l’auto pourrait avoir un comportement légèrement prédominant sur l’arrière : tant mieux pour l’agilité, mais à confirmer. L’auto développe donc la bagatelle de 537 ch et 650 Nm de couple cumulés. La batterie est revue à la hausse avec 34,46 kWh. L’auto promet alors le beau chiffre de 145 km d’autonomie électrique, 1100 km au total (réservoir de 70 L !). Charge rapide de 65 kW, ce qui semble être un record actuellement pour les PHEV, juste devant le groupe VW (50 kW) : 30-80% en 25′. 0-100 km/h en seulement 4,9 s. Qui dit grosse batterie dit malgré tout batterie lourde : l’auto cube à 2270 kg, contre 1945 pour l’Omoda 7.
On note que l’Omoda 9 embarque donc une transmission intégrale, et une boite triple embrayage trois vitesses, pour 11 combinaisons de rapports de boite nous signale le constructeur. Surtout, elle bénéficie d’une suspension pilotée à lecture par caméra, comme ce que l’on retrouve chez Mercedes ou notre français DS !
Nous connaissons pour le moment que le tarif de l’Omoda 9 : 49 990 €, ce qui s’annonce très bien placé pour le contenu technique et technologique. Au bas mot, quelques 2000€ de plus qu’un Peugeot 3008 Plug-in Hybrid 225 en finition haute GT Exclusive. La menace chinoise toujours plus présente, et cela semble n’être que le commencement.
Omoda signe en tout cas deux SUVs intéressants que nous nous réjouissons d’avance d’essayer sur route.



































































0 commentaires