Après l’arrivée fracassante de Jaecoo, le groupe Chery Auto continue de placer ses pions en France avec Omoda. Mais si elles sont soeurs, les deux marques chinoises ne partagent pas la même philosophie. Oubliez le côté SUV baroudeur et imposant de Jaecoo, car Omoda mise davantage sur le style et le côté futuriste de ses véhicules.
Un crossover familial et futuriste
En témoigne l’Omoda 7, un crossover familial de 4,66 m qui viendra chasser sur les terres du Peugeot 3008, du Toyota RAV4 ou encore du Hyundai Tucson. En quête d’une identité propre, ce modèle se démarque dès sa face avant. Très futuriste, elle se compose de nombreux motifs hexagonaux qui lui offrent une calandre originale. Cette dernière se sculpte par des lignes marquées et accueille une signature lumineuse assez agressive composée de 56 LED. Le bas du capot accueille le « logo » Omoda en toutes lettres, de quoi répondre rapidement à la question « c’est quoi cette marque ? » qui nous a été posée à de nombreuses reprises pendant ce court essai !
Nouvelle sur le marché, la marque Omoda ne se veut pas nécessairement conventionnelle et encore moins passe-partout. Outre sa ligne de caisse très haute, l’impression de toit flottant et ses poignées de porte affleurantes, l’Omoda 7 reçoit des jantes de 20 pouces protégées par des passages de roues sculptés et plastifiés.
À l’arrière, la signature lumineuse est encore plus travaillée avec des motifs en forme d’éclair et une forme très horizontale qui permettra, à terme, de bien reconnaître la marque.
Très bombée, la carrosserie donne l’impression d’avoir été enfoncée, renforçant l’aspect imposant de son arrière. La lunette arrière s’incline et donne à cette voiture une silhouette de gros break de chasse. Derrière elle se cache un coffre de 537 litres, dans la moyenne de son segment, qui grandit à 1294 litres une fois la banquette arrière rabattue.
Une motorisation, une finition
Avis aux futurs acheteurs, l’Omoda 7 ne vous fera pas perdre de temps avec le configurateur. Ce dernier n’est, pour le moment, proposé qu’avec un seul niveau de finition (Premium) et une seule motorisation.
Il s’agit d’une motorisation hybride rechargeable qui se compose d’un moteur thermique de 1,5 litres (TGDI 4 cylindres) qui déploie 143 chevaux. Il est complété par un moteur électrique de 204 chevaux. Au total, l’ensemble propose 279 chevaux en traction, 365 Nm de couple et un 0 à 100 km/h en 8,4 secondes. Plus que correct sur le papier.
Pour la partie électrique, la batterie de 18,4 kWh promet une autonomie électrique de 92 kilomètres qui grimpe à 128 kilomètres en cycle urbain. Avec son réservoir de 60 litres, l’Omoda 7 pourrait ainsi parcourir jusqu’à 1200 kilomètres cumulés grâce à une consommation de 2,3 l/100 km avec la batterie chargée et 6 l/100 km batterie vide. La batterie pourra charger jusqu’à 6,6 kW en courant alternatif et 40 kW en courant continu, soit un 30-80% réalisé en une vingtaine de minutes.
Cette unique finition est proposée à un prix de 38 990 euros. Cela lui permet de se situer dans la moyenne basse par rapport à ses concurrents, dans les mêmes eaux que le MG EHS et le BYD Seal U.
Un équipement faramineux sur l’Omoda 7
Et à ce prix, l’équipement et le confort proposés paraissent pléthoriques. Sièges chauffants, ventilés, massant pour le conducteur, caméra 540 degrés, sellerie en cuir synthétique, système audio Sony, chargeur à induction ventilé, toit ouvrant panoramique… Cet Omoda 7 semble taillé pour offrir à son conducteur et ses passagers une expérience des plus agréables.
La planche de bord, composée de matériaux de qualités (simili-cuir, suédine) est très horizontale, et accueille un grand écran d’infodivertissement de 15,6 pouces. Ce dernier se montre très fluide et permet d’accéder rapidement aux multiples réglages disponibles. Parmi lesquels se trouvent la désactivation des aides à la conduite en tout genre. Il faudra également passer par cet écran pour changer de mode de conduite, la sensibilité de la direction, le freinage régénératif. Aucun bouton n’est présent autour de cet écran, bien que la console centrale accueille quelques raccourcis pour la climatisation. Et si cet écran vous dérange pendant la conduite, il suffira de le faire glisser sur votre droite pour qu’il se déplace jusque devant le passager avant de la voiture. Le combiné d’instrumentation de 8,8′ ne bougera pas de derrière le volant et affiche les principales informations de conduite, au même titre que l’affichage tête haute, lui aussi de série.
À l’avant, les sièges sont chauffants, ventilés et massants de série, tout en offrant un confort des plus agréables. Les matériaux de qualités se prolongent sur le volant, sur lequel les boutons ne font pas la loi. Seules deux molettes et quatre boutons permettent de gérer la conduite semi-autonome et l’affichage de l’instrumentation, et même la climatisation. Plusieurs rangements ainsi qu’un chargeur à induction ventilé viennent garnir la console centrale. Et si l’ensemble vous paraît trop sombre, vous pouvez profiter du toit panoramique et ouvrant inclus de série sur l’Omoda 7.
L’arrière se montre également spacieux pour les passagers, qui bénéficient d’une assise confortable, d’un espace aux genoux suffisant et d’un espace généreux au-dessus de la tête, de quoi profiter pleinement du toit panoramique.
Une conduite exemplaire en ville pour l’Omoda 7
Le parcours proposé en région parisienne pour cet essai permet de se rendre compte assez rapidement de l’efficacité de ce système hybride. Dès les premiers tours de roues, l’Omoda 7 se montre particulièrement maniable. Malgré son gabarit imposant, il n’a aucune difficulté à se faufiler dans des petits espaces en ville grâce à un diamètre de braquage de 10,9 mètres. En tout électrique, le démarrage est très fluide et permet de se sortir facilement de situations délicates. En ville, la voiture se montre très confortable grâce à ses suspensions à double butée hydraulique qui amortissent à merveille les dos-d’âne et autres défauts de la route. De quoi envisager des trajets en ville au quotidien au volant de cette voiture.
Côté consommation, notre Omoda 7 affichait encore 55 % de batterie après avoir roulé 43 kilomètres en tout électrique, en ville et sur le périphérique parisien.
Il faudra néanmoins s’armer de calme ou de bouchons d’oreilles pour circuler en ville. Les alertes de collision avant, arrière et latérales sont en effet très (trop) présentes. Lors de notre essai, il nous est arrivé d’avoir l’alerte sonore en continu en étant à l’arrêt à proximité d’une zone de travaux, jugée trop proche par le véhicule. Si la plupart des ADAS sont rapides à désactiver, celle-ci nous a posé quelques problèmes.
Assez aventurière ?
Une fois sorti de la ville, le système hybride de l’Omoda 7 nous offre suffisamment de dynamisme pour une conduite du quotidien, notamment pour les insertions et dépassements sur voie rapide. Le confort global reste plus que correct, bien que l’insonorisation – pourtant excellente en ville – se dégrade dès que l’on atteint les 80-90 km/h. Les bruits d’air sont moins bien filtrés malgré le double-vitrage et les efforts annoncés par la marque sur cet aspect. De son côté, le moteur thermique se fait discret sur tous les modes de conduite, y compris le mode sport. La voiture reste agréable et silencieuse, à quelques vibrations près.
À allure péri-urbaine, l’Omoda 7 affiche un comportement très sain. La direction reste précise, ce qui lui donne l’avantage sur sa marque soeur Jaecoo, et permet d’emprunter les courbes des routes sinueuses avec sérénité. L’agrément de conduite et la tenue de route sont excellents et rendent la conduite agréable sur les routes du Vexin que nous avons pu emprunter. Le châssis se montre en revanche moins à l’aise avec une conduite plus soutenue et semble plutôt taillé pour une balade en douceur. Même en mode Sport, la direction conserve sa souplesse et nous appelle à rouler avec plus de retenue. Il faudra néanmoins se familiariser avec le freinage, qui paraît très brut au premier abord, mais qui permet de maîtriser la voiture sans se laisser embarquer par son poids de près de 2 tonnes.

















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