Carte blanche : Guillaume Cartal
Images : Tesla
Il y a les voitures qui font tourner les têtes, celles qui nous collent au siège à l’accélération, et puis il y a la nouvelle Tesla Roadster. Présentée le 15 octobre 2026 au Texas, elle a fait son show avec une démonstration assez improbable : la voiture a effectué des manœuvres aériennes grâce à un système de propulsion développé avec SpaceX.
Oui, on parle bien d’une voiture qui décolle. Enfin, presque ! On connaissait les modes Sport et Track, mais Tesla semble vouloir ajouter une nouvelle option : le mode « Attention, ça décolle ! ».
Forcément, quand Elon Musk mélange automobile et technologie spatiale, le résultat ne passe pas vraiment inaperçu. Mais cette fois, il ne s’agit pas seulement d’impressionner le public avec un nouveau modèle. Tesla veut faire de sa Roadster une vitrine technologique, quitte à repousser les limites de ce qu’on attend d’une voiture de sport.
Neuf ans d’attente… il était temps !
La Roadster, ce n’est pas vraiment une nouveauté dans l’histoire de Tesla. La première génération, commercialisée à partir de 2008 sur une base de petite Lotus Elise, avait déjà contribué à changer l’image de la voiture électrique. À l’époque, faire rimer électrique avec sportive n’était pas encore aussi évident qu’aujourd’hui.
La deuxième génération a été dévoilée en 2017. Tesla promettait alors une voiture capable de rivaliser avec les supercars, avec des performances impressionnantes et une autonomie annoncée très élevée. Sauf que les années ont passé, les dates de lancement ont été repoussées et la Roadster s’est fait désirer.
Autant dire que certains clients ont eu le temps de changer de voiture entre-temps ! La présentation du 15 octobre 2026 marque donc une nouvelle étape, même si la production est désormais annoncée pour 2028.
Après presque neuf ans d’attente, on espère quand même que les premiers clients auront droit à autre chose qu’un nouveau compte à rebours sur le site de Tesla !
SpaceX dans le garage, ça donne quoi ?
C’est évidemment la partie la plus spectaculaire du projet. Tesla a travaillé avec SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk, autour d’un système de propulseurs à gaz sous pression destiné à certaines versions de la Roadster.
Lors de la présentation, la voiture a notamment réalisé des manœuvres aériennes et s’est élevée au-dessus du sol ! Elle a également été montrée en train de rouler à l’envers sur une rampe grâce à un système d’aspiration. On est loin du simple lancement d’une nouvelle voiture électrique …
Mais attention, il faut distinguer la démonstration de ce que l’on pourra réellement faire avec une voiture de série. Les manœuvres présentées sont spectaculaires, mais elles ne signifient pas que l’on pourra survoler les bouchons du périphérique parisien dès demain matin.
Pour l’instant, les conditions d’utilisation et l’homologation de ces technologies restent des questions importantes. Une voiture capable de quitter le sol ne peut pas être considérée automatiquement comme un véhicule volant utilisable librement sur route ouverte.
Dommage, car certains automobilistes seraient probablement prêts à payer cher pour éviter les encombrements !
La version la plus radicale doit justement pousser cette logique encore plus loin. Mais entre une démonstration impressionnante et une voiture que l’on peut acheter, assurer et conduire au quotidien, il reste encore quelques étapes à franchir.
Un look de supercar futuriste
Visuellement, la Roadster joue clairement la carte du spectaculaire. Sa silhouette très basse, ses lignes tendues et son bandeau lumineux arrière lui donnent une allure futuriste. Elle semble davantage sortie d’un film de science-fiction que destinée à patienter derrière un camion sur l’autoroute.
Les visuels officiels mettent aussi en avant ses portes qui s’ouvrent vers le haut. Un détail qui ne changera probablement rien au temps passé dans les bouchons, mais qui devrait faire son effet lors d’un rassemblement automobile !
L’arrière est particulièrement intéressant, avec ses éléments de propulsion intégrés dans une présentation très radicale. Le design ne cherche pas vraiment à passer inaperçu, et c’est plutôt réussi. Tesla veut une voiture qui attire les regards autant qu’elle impressionne par sa technologie.
Un intérieur très futuriste
À bord, l’ambiance reste tout aussi futuriste. Les images montrent un habitacle minimaliste, des sièges enveloppants et un volant au dessin inhabituel. On est clairement dans l’univers de la sportive exclusive, pas dans celui de la voiture familiale pour partir en vacances avec les bagages et les enfants.
Il faudra toutefois attendre les spécifications définitives pour savoir quels éléments seront conservés sur les modèles de série. Les visuels donnent une bonne idée de l’ambiance, mais ils ne remplacent pas une présentation complète de l’équipement.
Des performances qui donnent le tournis
Heureusement, la Roadster ne mise pas tout sur ses capacités aériennes. Elle reste avant tout une sportive électrique, et les performances annoncées par Tesla ont de quoi faire rêver.
Lors de la présentation, la marque a évoqué une accélération de 0 à 60 mph en moins d’une seconde pour sa configuration la plus radicale. La vitesse maximale annoncée dépasse les 370 km/h, tandis que l’autonomie revendiquée dépasse les 480 kilomètres. Ces chiffres restent des annonces du constructeur et devront être confirmés dans des conditions indépendantes.
Sur le papier, le programme est donc impressionnant. Mais personnellement, j’ai aussi envie de voir ce que cette voiture donnera dans les virages, au freinage et sur plusieurs tours de circuit.
Parce qu’une accélération fulgurante, c’est spectaculaire. Réussir à enchaîner les virages proprement, c’est une autre histoire. Si on arrive au premier virage à une vitesse folle, mais qu’on doit ensuite prier pour ralentir, l’expérience risque d’être un peu moins amusante !
C’est aussi ce qui rendra les futurs essais intéressants : voir si Tesla a développé une véritable sportive équilibrée ou surtout une démonstration technologique impressionnante.
Une Tesla pour tous les jours ? Pas vraiment…
Avec une telle fiche technique, la Roadster ne s’adresse évidemment pas à tout le monde. Tesla a évoqué plusieurs configurations, dont une version très radicale baptisée « Rocket ». Les modalités de commercialisation et le prix définitif devront être confirmés.
Et puis, soyons honnêtes : qui a réellement besoin d’une voiture capable de s’élever dans les airs ? Pour aller au travail, faire les courses ou partir en week-end, une voiture électrique classique fait déjà très bien le travail.
En revanche, pour arriver à un rassemblement automobile et attirer tous les regards, la Roadster risque d’avoir quelques arguments. À condition, bien sûr, de ne pas essayer de reproduire les figures de la présentation sur le parking du supermarché ! Plus sérieusement, ce genre de modèle reste avant tout une vitrine technologique. Il permet à Tesla de montrer ce que ses équipes peuvent imaginer, même si les solutions les plus spectaculaires ne seront pas forcément utiles au quotidien.
Alors, vraie révolution ou gros coup de spectacle pour ce Roadster ?
Difficile de rester indifférent devant cette nouvelle Roadster. Tesla a réussi à faire parler d’une voiture attendue depuis des années, avec une démonstration qui sort clairement de l’ordinaire.
Le mélange entre automobile électrique et technologie spatiale est fascinant. Mais il faudra maintenant passer à l’étape suivante : confirmer les performances, préciser les versions réellement disponibles et surtout tenir les délais annoncés.
La production est visée pour 2028. D’ici là, il reste encore du temps pour que le projet évolue. Vu l’histoire de cette Roadster, on va peut-être éviter de réserver nos vacances en fonction de sa date de livraison !
En attendant, je suis surtout curieux de la voir sur circuit et sur route. Parce que faire décoller une voiture, c’est une chose. Construire une sportive qui donne vraiment envie de prendre le volant, c’en est une autre.
Une chose est sûre : Elon Musk a réussi à attirer notre attention. Maintenant, il ne reste plus qu’à voir si cette Roadster tiendra ses promesses. Et moi, je veux bien l’essayer… mais pour le premier vol, je laisse volontiers quelqu’un d’autre prendre le volant !
















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