Peter Auto, organisant l’évènement avec la précieuse participation de l’horloger suisse Richard Mille, espérait une météo aussi ensoleillée que lors de la précédente édition. Las, le Chantilly Arts & Elegance Richard Mille 2026 a été ponctué – jusqu’en fin d’après-midi – par de brèves apparitions de gouttelettes de pluie. Elles n’ont pourtant pas empêché ce rendez-vous biannuel d’être un succès. Douze ans après sa création, le concours d’élégance a rassemblé près de 30 000 visiteurs, soit 8 000 de plus qu’en 2024. C’est, une fois encore, un record. Le domaine du château de Chantilly (Oise) était une fois encore sur son 31. Il sert toujours magnifiquement d’éclectique décor au millier de voitures de collection faisant rêver un public sommer de respecter un dress code élégant.

Grâce à 40 clubs automobiles, le jardin du château rassemblait près de 900 voitures de collection. Le parking des visiteurs réservait également quelques bonnes surprises aux car spotters.
Bugatti, dernière représentante tricolore
Le Chantilly Arts & Elegance n’a pourtant pas accueilli autant de constructeurs français qu’en 2024. À cette époque pas si lointaine, Renault avait mis le concept R17 Electric en vedette ; DS y avait présenté la SM Tribute, un concept car inspiré de la mythique Citroën à moteur V6 Maserati ; et Bugatti y réunissait ses clients fortunés. Cette année, seule la marque alsacienne est restée fidèle à l’évènement. Elle n’est d’ailleurs pas venue les mains vides, et notamment avec l’unique exemplaire de la Brouillard. Dévoilée en août 2025 lors du Concours d’Elégance de Pebble Beach, cette hypercar basée sur la Bugatti W16 Mistral a fait rêver petits et grands. Son propriétaire, un confidentiel collectionneur européen, a laissé son monstre thermique de 1 600 chevaux remporter le concours d’élégance dans la catégorie « Concept-cars, restomods & one-off’s.»
Si la Delage D8 SS de 1933 et la Ferrari 410 Superamerica de 1956 ont respectivement gagné le « Concours d’Etat Avant-guerre » et le « Concours d’Etat Après-guerre », l’autre sensation de l’évènement est définitivement la Denza Z.
La marque premium du groupe BYD était, pour la première fois, partenaire du Chantilly Arts & Elegance Richard Mille. Si l’hypercar électrique Z n’a rien remporté, elle a assurément fait rentrer le constructeur dans l’esprit des visiteurs. Il faut dire que Denza n’a pas fait les choses à moitié. Comme lors du dernier Festival of Speed de Goodwood (Angleterre), les déclinaisons Coupé, Spider et Racing de la Z ont fait le déplacement. Il s’agissait tout bonnement de leur première apparition en France, et il était impossible de les louper.
Denza veut faire rêver avec ses hypercars Z
De nombreux visiteurs ne connaissaient pas Denza. Au Chantilly Arts & Elegance Richard Mille, ils ont découvert une hypercar électrique développant jusqu’à 1 604 chevaux, dont la version Racing est capable d’atteindre les 100 km/h en 1,96 secondes. Les plus avertis ont, quant à eux, pu discuter avec les représentants de la marque du système Flash Charging, promettant de passer la batterie de 10 à 70 % en cinq minutes ; et de 10 à 97 % en neuf minutes. Evidemment, pour atteindre une telle recharge, il faudra attendre le déploiement des bornes ultra-rapide du groupe BYD, promettant jusqu’à 1 500 kW de puissance. Sur le réseau public actuel, les Denza promettent néanmoins une charge courte car sans aucune variation. C’est tout ce qu’on demande pour profiter ensuite des trois moteurs électriques de la Z, dont la fiche technique fait également état d’une suspension intelligente DiSus-M.

Bien qu’affichant des modèles allant de 101 000 à 190 000 euros, le stand de Denza était particulièrement accessible. Un pari réussi pour la marque chinoise.
Au cœur des 115 hectares du parc du château de Chantilly, Denza était visible un peu partout. Sur de larges panneaux publicitaires – au côté des autres partenaires du Concours d’Elégance, tels que Richard Mille et Motul – d’abord, mais aussi via ses vans hybrides D9 servant de navettes pour les visiteurs VIP ; sans oublier ses quelques SUV Bao 5 disséminés dans les espaces verts. En plus des trois déclinaisons de la radicale Z, le stand de la marque mettait en avant son imposant break Z9 GT, dont les tarifs débutent à 101 000 euros. Elle n’est pas à la portée de toutes les bourses, tout comme les Z, dont la version Racing voit sa facture totale dépasser les 189 600 euros. L’automobile chinoise ne veut pas se contenter d’être une alternative économique aux historiques marques européennes. En se présentant au Chantilly Arts & Elegance, Denza veut faire rêver.
Rendez-vous dans deux ans pour la prochaine édition de Chantilly Arts&Elegance Richard Mille !










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