Carte Blanche : Guillaume Cartal
Une Spring qui a pris du coffre
Depuis 2021, on connaissait surtout la Spring pour une chose : être l’électrique la moins “prise de tête” et la plus accessible du marché. Pour ce nouveau modèle, Dacia a revu sa copie de fond en comble. Elle grandit de 15 cm en longueur et de 18 cm en largeur, pour flirter avec les 3,85 mètres, ce qui n’est pas négligeable.
Résultat, elle fait beaucoup moins “voiturette” qu’avant. Le design change radicalement aussi, avec une face avant bien plus massive et moderne. Mais sous cette nouvelle carrosserie, le squelette est déjà bien connu.
Une cousine germaine de la Twingo
La petite roumaine repose sur la plateforme RGEV small du groupe Renault. C’est exactement la même base que la Twingo E-Tech. En clair, le groupe fait des économies d’échelle : on mutualise la technique pour plusieurs petites voitures afin de gagner du temps et surtout de l’argent. Le développement a également pris moins de 2 ans, avec un centre d’ingénierie en Chine, comme pour la Twingo.
D’ailleurs, les deux sortent de la même usine de Novo Mesto, en Slovénie. Dacia profite de cette architecture toute prête pour habiller sa propre citadine par-dessus.
Même combat sous le capot …
Et c’est là que ça devient intéressant de comparer. La nouvelle Spring embarque un moteur de 80 ch et une batterie LFP de 27,5 kWh, pour environ 250 km d’autonomie WLTP. La Twingo E-Tech sort de son côté 82 ch, avec strictement la même batterie et 263 km d’autonomie.
Bref, sur le papier, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Logique en même temps : sur ce segment, personne n’a besoin de 500 km d’autonomie. L’idée, c’est de rester léger et taillé pour la ville. Dacia assume à fond le choix d’une petite batterie plutôt que d’alourdir inutilement la voiture.
… mais ça reste une Dacia dans l’âme
Attention, ce n’est pas pour autant une Twingo low-cost. La marque reste fidèle à sa philosophie : une gamme ultra simple, deux niveaux de finition, un moteur, une batterie. Pas de catalogue d’options à s’arracher les cheveux.
Côté poids, elle s’affiche à 1 212 kg, ce qui reste très correct pour une électrique. À l’intérieur, c’est clean et sans fioritures, avec un écran central qui peut monter à 10,1 pouces sur les versions hautes, un coffre de 337 litres et même un petit bac de 18 litres à l’avant en option, « ne demandez pas trop ».
Enfin “Made in Europe”
Autre gros point fort : fini la fabrication en Chine, direction la Slovénie. Pour le marché français, c’est le combo gagnant pour décrocher les bonus écologiques et toutes les aides liées à l’empreinte européenne.
Niveau tarifs, Dacia tape fort en annonçant un premier prix sous la barre des 18 000 €, et le modèle le plus équipé restera sous les 20 000 € (hors aides). Les commandes sont déjà ouvertes et les premières livraisons débarquent début 2027.
Bref, une Twingo déguisée ?
Pas vraiment. Même plateforme, même usine, moteurs quasi jumeaux : la filiation est évidente, mais Dacia la joue à sa sauce. La marque livre un produit simple, droit au but, parfaitement fidèle à son positionnement.
Le groupe Renault avait déjà tout sous la main, il suffisait d’utiliser la recette. Résultat : une Spring transformée dehors, mais qui garde l’esprit qui a fait son carton depuis 2021… avec un petit vent de Twingo sous le capot.










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