Pour cela, le constructeur chinois arrive avec deux voitures : l’Aion UT, compacte 100% électrique, et l’Aion V, SUV familial 100% électrique lui aussi. Mais pour l’heure, tâchons de nous concentrer sur l’UT, que nous avons eu l’occasion d’essayer.
Une compacte électrique attachante
Longue de 4,27 m, l’UT propose un empattement impressionnant de 2,75 m, digne des grands SUV familiaux. Elle mesure 1,58 m de haut pour 1,85 m de large et viendra chasser sur les terres de la Mégane E-Tech, la Volkswagen ID.3 Neo, la Cupra Born ou encore la MG4 EV.
Cette nouvelle voiture chinoise se fera sans doute remarquer par son look. Bien que discret et sans extravagance, celui-ci offre à la face avant de l’UT beaucoup de personnalité. Le capot est étonnamment court, laissant un grand espace arrondi sur lequel trône le nom Aion, celui de la gamme électrique de GAC. Les feux adoptent une forme originale et sont prolongés par un liseré horizontal, lui donnant un aspect féminin et une signature lumineuse reconnaissable.
On notera également la présence de feux de jour à quatre pixels qui entourent le bas du bouclier couleur noir laqué. Par ses angles arrondis, son capot court et les détails de son design, la face avant de cette UT est plutôt agréable à l’oeil.
De profil, les surfaces sont toujours très lisses. Les seules lignes légèrement marquées se trouvent autour des passages de roue, en plastique brut mais sans être trop imposants. Ces derniers couvrent des jantes de 16 ou 17 pouces au design assez moderne. Les contours de vitres et les montants sont en plastique, à l’exception du montant C, couleur carrosserie avec un insert noir brillant.
À l’arrière, on retrouve le côté bombé et arrondi sur le coffre, où l’on retrouve l’inscription Aion au centre. Le nom de la marque GAC se trouve en bas à gauche, celui du modèle en bas à droite. Les feux arrière adoptent un design légèrement arrondi avec quatre pixels à l’intérieur. Derrière ce hayon bombé – à ouverture automatique sur la finition Luxury – se cache un coffre de 440 litres, qui peut grimper jusqu’à 1600 litres une fois la banquette rabattue.
Simplicité à l’intérieur
L’intérieur est un peu moins personnel, et semblable à celui de beaucoup de constructeurs chinois. La planche de bord est très horizontale avec un mélange de plastiques durs et de plastiques moussés, sans paraître bas de gamme. Il faudra toutefois se méfier des matériaux dans les portières, sur lesquels les traces semblent facilement s’incruster.

Le volant à deux branches en simili-cuir est très agréable à prendre en main, et même perforé en partie basse. On ne retrouve que deux molettes destinées au multimédia et à la conduite semi-autonome.
L’élément central de la planche de bord est un écran d’infodivertissement de 14,6 pouces. Très fluide dans son utilisation, il permet d’accéder aux différents réglages du véhicule, notamment les modes de conduite (Confort, Eco, Sport) et les deux niveaux de freinage régénératif. On y retrouve Apple CarPlay et Android Auto sans fil ainsi qu’une caméra 360 degrés de qualité correcte. On regrettera l’absence de boutons physiques pour la climatisation notamment. Cet écran est complété par un combiné d’instrumentation de 8,8 pouces qui affiche les principales informations de conduite.
La console centrale est épurée mais offre pas mal de rangements, le chargeur à induction ventilé est inclus sur la finition Luxury.
La sellerie en simili-cuir offre des sièges très confortables, chauffants de série et ventilés sur la finition Luxury. Électriques de série, ils offrent également un bon maintien latéral et une position de conduite agréable et naturelle. Le toit panoramique est disponible sur la finition la plus haute.
Quelques limites électriques pour l’Aion UT
Et sous le capot ? Dans son segment, l’Aion UT ne devrait pas être ridicule. Avec 204 chevaux, 210 Nm de couple et un 0 à 100 km/h en 7,3 s, elle se place plutôt bien par rapport à ses concurrentes et promet le dynamisme nécessaire pour le quotidien.
Cette UT embarque une batterie de 60 kWh qui lui permet de parcourir jusqu’à 430 kilomètres en une seule charge. Pas le meilleur argument face à l’ID.3 Neo (jusqu’à 630 km), la Cupra Born (jusqu’à 631 km), la MG4 EV (jusqu’à 545 km) ou encore la Mégane E-Tech (jusqu’à 500 km).
La recharge n’est pas vraiment flatteuse non plus, en théorie. En courant continu, le compacte chinoise accepte jusqu’à 87 kW de puissance de recharge, l’exercice du 10 à 80 % prendra alors 32 minutes. En courant alternatif, l’UT encaisse jusqu’à 11 kW et passe de 10 à 80 % en 6h18.
Un tarif ultra-abordable
Comme de nombreuses voitures chinoises, l’Aion UT se montre très concurrentielle dans son segment. Proposée à 26 990 euros en finition Premium, elle ne grimpe qu’à 28 490 euros en finition Luxury. Cette dernière inclut le toit panoramique, le siège conducteur ventilé, les rétroviseurs rabattables électriquement, le pare-brise chauffant ou encore le hayon électrique.
À titre de comparaison, ses rivales dépassent largement les 30 000 euros et même la barre des 40 000 € en finition haute.
Au volant !
Dès les premiers tours de roue, l’Aion IUT affiche un grand confort de conduite. Sur les routes de la Vallée de Chevreuse, la compacte se montre très souple dans sa direction et confortable dans son amortissement. Les chiffres annoncés peuvent paraître trompeurs car, contrairement à de nombreuses électriques, la puissance totale met quelques dixièmes de secondes à se manifester, même en sollicitant pleinement la pédale d’accélérateur.
Elle ne se traîne pas pour autant, et permet de s’insérer et dépasser sur voie rapide avec aisance. Confirmation d’un comportement plus agréable que sportif, elle se montre plaisante dans les courbes à allure modérée, offrant une grande fluidité et une direction admirablement précise. Si le mode Sport permet de raffermir l’ensemble, le châssis atteint rapidement ses limites lorsque la conduite devient plus engagée. Mais elle offre tout de même une sensation de sécurité et ne se montre jamais totalement dépassée.
Elle se montre à son avantage en ville. Son gabarit lui permet de se faufiler partout sans difficulté, et son amortissement lui permet d’appréhender les dos-d’âne avec beaucoup de confort. Sans en faire trop, il permet de ne pas être secoué avec un « effet chewing-gum » qui pourrait être désagréable. Le freinage est lui aussi confortable, progressif et avec un bon feeling.
En revanche, le freinage régénératif, qu’il faudra activer via l’écran central, n’est pas franchement remarquable. Le mode « Medium », le plus élevé, permettra de seulement légèrement ralentir la voiture. Pas de “One Pedal” : il faudra obligatoirement passer par la pédale de frein pour suffisamment ralentir.
La conduite semi-autonome est très efficace et n’impose pas de freinage fantôme, bien au contraire. Lorsqu’elle est activée en ville, elle anticipe bien les ralentissements de la voiture de devant, ce qui lui permet de s’arrêter sans toucher à la pédale de frein. Elle anticipe également le démarrage de la voiture de devant et repart quasi-simultanément. Autrement dit, on peut suivre le rythme de la circulation sans toucher à la pédale de frein ni à la pédale d’accélérateur, et ce de manière très fluide.
Si l’ensemble de l’habitacle est confortable pendant la conduite, l’insonorisation globale laisse à désirer, encore plus à partir de 80-90 km/h où il faudra composer avec pas mal de bruits d’air.
Côté consommation, cette Aion UT ne se montre pas trop gourmande. Sur un parcours mixte avec de la voie rapide, de la ville et beaucoup de routes de campagne, nous avons relevé une consommation de 16 kWh/100km. Laquelle glisse à 13.0 sur un parcours sans voie rapide et composé à 90 % de routes sinueuses de la Vallée de Chevreuse. Bien qu’inférieure aux rivales du segment, l’autonomie réelle de cette voiture pourrait suffire à des conducteurs urbains et périurbains.



















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