Mini Cooper Oxford Edition : une édition très british !
La Mini Cooper Oxford Edition reprend donc une base existante pour offrir une édition spéciale aux couleurs de l’Union Jack. Le véhicule sera produit dans l’usine d’Oxford, renforçant la volonté de proposer un modèle qui rend hommage à l’histoire de la marque depuis 25 ans. En effet, Mini a été reprise en 2000 par BMW et le premier modèle issu de ce rachat fut la Cooper R50, posant les bases de ce que deviendra la Mini moderne. L’usine d’Oxford est donc au cœur de cette histoire puisqu’elle aura permis la conception de la toute première Mini Cooper, sans oublier d’autres modèles britanniques comme la Morris Minor ou la Rover SD1.
La base est donc celle d’une Mini Cooper F66, proposée en France avec la motorisation de la Cooper C thermique, à savoir un 3 cylindres de 156 ch et 230 Nm de couple, associé à une boîte à double embrayage 7 rapports. Le reste du monde pourra la troquer contre la motorisation de la Cooper S, bien plus performante et dotée d’un cylindre supplémentaire. La carrosserie porte désormais fièrement les couleurs du Royaume-Uni sur le toit, avec la bande horizontale se prolongeant jusqu’aux pare-chocs avant et arrière. Mais l’hommage ne s’arrête pas à quelques nuances de peinture, puisque des rappels sont dissimulés ça et là dans l’habitacle. Le tableau de bord numérique affiche désormais le drapeau en fond d’écran, qui est lui-même imprimé sur la branche inférieure du volant mais aussi sur les tapis de sol et même sur les valves de gonflage des pneus ! La Cooper Oxford Edition se voit enfin agrémentée de jantes spécifiques Slide Spoke bi-ton en 18 pouces, sinon optionnelles. Les premières livraisons seront effectuées en septembre 2026 et il faudra débourser 37 500€ (hors malus) afin de pouvoir l’acquérir !
Une présentation détonante au Goodwood Festival of Speed !
Mini a décidé de présenter sa nouvelle Cooper Oxford Edition au Goodwood Festival of Speed dans une ambiance des plus électriques. Au milieu des supercars et des Formule 1, la marque britannique n’a pas peur de se frotter à la célèbre montée de la colline. Plus tôt dans la matinée, les deux Countryman issues de la collaboration avec le designer de motos autrichien Vagabund s’élancent entre les bottes de foin, laissant un système audio intégré dans la carrosserie cracher ses décibels.
Dans l’après-midi, nous avons l’immense privilège de monter à bord d’une Cooper S Cabriolet finition John Cooper Works pour affronter la montée de la colline en tant que passager. Un moment incroyable durant lequel nous avons pu noter l’agilité de la plateforme une fois toutes les aides à la conduite désactivées. Une preuve que Mini n’a toujours pas abandonné la sportivité malgré les nombreuses évolutions qu’a connu la citadine !
Pour conclure cet article, nous avons pu échanger avec Jean-Philippe Parain, directeur de la marque, pendant une vingtaine de minutes.
“Ce n’est pas une édition destinée à faire un gros volume. C’est une édition réalisée pour célébrer les 25 ans du relancement de la marque par le groupe BMW, l’association avec Oxford et notre héritage. Ce n’est pas une édition limitée, nous avons une certaine idée de la demande mais nous sommes prêts à en produire davantage.”
Chaque pays à le choix d’utiliser l’une des motorisations thermiques disponibles sur la gamme Cooper. Nous pouvons supposer que le choix de la motorisation C en France vient d’une logique fatalement liée au malus écologique.
“Aujourd’hui, certains marchés comme celui des États-Unis sont encore majoritairement tournés vers le thermique. Nous allons continuer à proposer de telles motorisations dans le monde entier, même en Europe, notamment sur la gamme JCW qui est par définition un symbole de sportivité.”
Sur la question de l’adoption de modèles hybrides au sein de la gamme JCW, Jean-Philippe Parain répond :
“Nous avons une vraie séparation entre l’électrique et le thermique qui restera pour l’instant telle quelle. Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment, nous allons continuer pendant les prochaines années à utiliser les technologies dont nous disposons actuellement.”
La concurrence des marques chinoises sur le segments des véhicules compacts est un réel sujet pour les constructeurs européens, notamment vu les modèles à venir comme la MG4 EV Urban essayée sur Les 2 Ponts. Néanmoins, le directeur de Mini se montre confiant.
“Nous avons un produit très séduisant, urbain et unique. La marque est également très importante, car nous sommes très respectueux de notre héritage que nous utilisons sans pour autant rester bloqués dans le passé. Nous faisons également des collaborations intéressantes (comme avec Paul Smith ou Vagabund, NDLR). De plus, depuis fin 2023, nous avons réalisé un important travail de modernisation sur nos produits, tel que le “LED Display” qui respecte le cadran d’origine de la Mini.”
Un point important concernant l’avenir de la marque est soulevé à la suite de ces propos. Mini va passer sur un modèle de vente direct en Europe, avec des prix identiques pratiqués sur l’ensemble de réseau de vente. La facture finale est établie par Mini et non plus les concessionnaires, supprimant la phase de négociation entre le client et l’agent dans un souci de transparence. Les vendeurs n’auront plus de parc particulier mais accèderont à l’ensemble du pool européen, beaucoup plus large. Cela permet au concessionnaire de se concentrer davantage sur l’expérience client que sur la vente en elle-même. Pas de vente digitale prévue pour le moment en revanche, puisque la marque considère que l’essai routier et le contact humain reste un pilier de cette expérience d’achat.
Merci Mini France pour l’invitation au Goodwood Festival of Speed, dans le cadre de ce reveal. Une première participation flamboyante à cet évènement mythique, que nous vous détaillerons dans un sujet complémentaire 😉 .















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