Un style massif mais dans l’air du temps
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en impose ! Grand, haut et large, ce MGS9 PHEV dispose d’une carrure assez impressionnante. Les lignes sont plutôt consensuelles mais restent dans l’air du temps. MG a bien essayé d’apporter un peu d’originalité comme avec cette touche de chrome intégrant une décoration à damiers blancs sur le montant C.
La face avant, assez travaillée, ne laisse pas indifférent. De petits phares acérés et étirés encadrent une généreuse calandre dont les bords sont légèrement chromés. Le bouclier avant se réduit presque à sa plus simple expression, mais sur notre finition Premium, il a la bonne idée d’embarquer une paire de phares antibrouillards. On aime ou pas, mais c’est selon nous la partie la plus intéressante sur le plan stylistique.
La poupe arrière tranche totalement avec la face avant. Le design se veut beaucoup moins dynamique, presque pataud mais il reste conforme aux canons asiatiques du moment. Ainsi, on retrouve par exemple l’indispensable bandeau rouge qui relie les deux feux arrière. Le bouclier arrière est également plus imposant et embarque les catadioptres et deux sabots chromés simulant une double sortie d’échappement.
Du côté des couleurs, le choix se limite à 5 teintes – aux noms britanniques : blanc Oxford, noir Peeble, un gris Camden, vert Gloucester ou encore le gris argenté Sterling de notre version d’essai. Ce choix de teinte limité est totalement assumé par la marque qui met en avant une réduction du coût de production ce qui permet, in fine, d’offrir un produit à un prix attractif.
Un habitacle austère mais accueillant

L’habitacle de la MGS9 PHEV est austère mais plutôt bien fini
L’habitacle ne respire pas l’originalité mais, comme sur la MGS6 EV, les matériaux utilisés sont globalement de bonne qualité. Il en est de même pour les ajustements qui ne nous ont pas choqués. Seul le placage décoratif en plastique noir moulé qui fait face au passager avant détonne un peu dans cet habitacle. Un élément chromé ou insert lumineux aurait sans nul doute apporté un peu plus de gaîté. Toujours est-il que l’ergonomie est bonne. Les principales commandes sont à portée de main et la rangée de boutons physiques sur la console centrale est appréciable.
Outre sa finition très correcte et sa bonne ergonomie, l’habitacle du MGS9 PHEV continue de marquer des points grâce à son habitabilité généreuse. Les passagers de la 2ème rangée disposent d’une banquette coulissante qui leur permet d’avoir un espace aux jambes XXL et une belle garde au toit. Mais le véritable tour de force de ce SUV chinois réside dans sa capacité à accueillir 7 personnes dans de bonnes conditions. Monter tout à l’arrière de la MGS9 n’a rien d’une punition. J’ai ainsi pu trouver assez de place afin de caser mes 1m84 sur la 3ème et dernière rangée, sans rien sacrifier au confort des passagers qui auraient souhaité s’installer devant moi.
Sans surprise, la mise en place du 6ème et du 7ème siège se fait au détriment du volume du coffre. Celui passe ainsi de 557 à 332 litres sous tablette, ce qui permet tout de même d’embarquer quelques valises sans avoir à installer un coffre de toit.
- MGS9 PHEV – Tibo – The Good Click
Un équipement pléthorique
Le catalogue des options se limite aux couleurs ! Le MGS9 PHEV est très richement équipé dès le premier niveau de finition avec notamment un toit ouvrant en verre, les jantes en aluminium de 20 pouces, deux écrans de 12’’3, la connectivité Apple Carplay et Android Auto sans fil, la gestion du V2L, sans oublier toute une série d’ADAS. Une fois n’est pas coutume, ces aides à la conduite ne sont pas trop enquiquinantes. Ces dernières peuvent d’ailleurs se déconnecter astucieusement via un raccourci qui permet de personnaliser les fonctionnalités que l’on souhaite garder… ou pas.
Notre version d’essai était une finition Premium. Par rapport à la version Comfort, elle gagne des sièges en simili cuir, le hayon électrique, les sièges ventilés et massants, une paire d’antibrouillards avant, un chargeur à induction ainsi qu’un système audio signé Bose.
L’habitacle embarque également deux écrans de 12’’3. Le premier est placé derrière le volant et affiche les informations essentielles à la conduite comme la vitesse, l’autonomie et le carburant, un rappel du GPS ou encore un petit compte-tour. Le second écran est placé au centre du tableau de bord au-dessus des petits aérateurs centraux. Plutôt réactif et intuitif, il permet d’accéder aux principales fonctionnalités du véhicule comme le GPS, la radio, le téléphone ou de paramétrer les modes de conduite. Il est néanmoins regrettable que toutes les fonctionnalités permettant d’écouter de la musique n’aient pas été regroupées autour d’un seul menu. En effet, il y a une application pour écouter la radio et une autre pour écouter la musique depuis une source externe ou un abonnement payant. Par ailleurs, nous ne sommes pas parvenus à trouver les réglages des basses et des aigus afin de pouvoir profiter pleinement de la sonorisation à 12 haut-parleurs.
Le privilège de l’électrique
Bien installé sur le siège conducteur, qui nous a semblé un peu ferme, nous pouvons enfin nous élancer. Le MGS9 PHEV a été calibré afin de rouler en full électrique à chaque fois que cela est possible. Le moteur essence – le 1.5 turbo de 143 ch déjà connu sur le MG EHS – ne sert qu’à recharger la batterie ou à suppléer, si le besoin se fait sentir, le moteur électrique. Les premiers tours de roues, dans le centre-ville du Havre, se font donc en électrique dans le plus grand des silences.
En dépit de son gabarit imposant, le MGS9 PHEV se laisse apprécier en ville. Sa direction est douce et son freinage régénératif, à la puissance réglable selon 3 niveaux, permet presque d’opter pour le « one pedal », sachant que le véhicule finit en roue libre en dessous de 20 km/h. Le rayon de braquage de 11,5 m n’est pas exceptionnel mais reste finalement très correct compte tenu des dimensions du bestiau !
Des prestations dynamiques intéressantes
Sur la route, les prestations dynamiques du MGS9 PHEV nous ont agréablement surpris. Avec une hauteur de 1m78 et 2160 kg sur la balance, il n’y a pas de miracles. Ce SUV n’a pas l’agilité d’une ballerine, néanmoins, il offre une tenue de route plutôt intéressante. Son train avant, qui fait preuve de beaucoup de bonne volonté, est associé à une direction assez bien calibrée, notamment lorsqu’elle a été raffermie via le mode sport. Ajoutez à cela un arrière qui suit gentiment et des suspensions plutôt bien réglées et vous obtenez un véhicule sain. Lorsque la chaussée se dégrade, la MGS9 PHEV ne se désunit pas. Les suspensions offrent un bon niveau de confort tout en se prémunissant contre les mouvements de pompage.
En revanche, le poids et la hauteur de ce SUV se font sentir lorsque l’on augmente l’allure. Le MGS9 PHEV commence à prendre du roulis et devient alors un peu pataud ! Les lois de la physique sont immuables ! Cette traction avant, qui devient sous-vireuse aux limites, reste une automobile à mener en bon père de famille.
Des performances moyennes
Cela tombe plutôt bien, la vocation de ce SUV 7 places étant clairement familiale. Annoncé pour une puissance cumulée de 299 ch, cette sino-britannique, fait – comme nous l’avons déjà dit – principalement usage de son moteur électrique. Le conducteur ne dispose alors généralement que de 231 ch. La MGS9 PHEV ne fera appel à toute sa puissance qu’en cas de forte sollicitation au-dessus de 90 km/h.
Cela explique ainsi que le 0 à 100 km/h ne soit abattu « qu’en » 9s6. Une valeur, certes moyenne pour un véhicule annoncé pour quasiment 300 ch, mais qui est en réalité très largement suffisante afin de s’insérer en toute sécurité dans le trafic. Néanmoins, cela reste moins bien que l’Espace E-Tech Hybrid 200 qui est donné pour 8s8 ou que le 5008 Plug-in Hybrid 225 qui tombe le 0 à 100 en 8,3 s !
Le constat sera le même pour les reprises. Elles ne sont jamais démonstratives, si on fait exception de la petite poussée au moment où l’on écrase la pédale de droite. Elles sont en revanche largement suffisantes afin d’entamer un dépassement rapide et sans sueur froide. Les 390 Nm permettent de mouvoir ce MGS9 PHEV avec brio sans trop malmener les Michelin E-Premacy sur sol sec. Il y a néanmoins quelques petites remontées qui se font sentir dans la direction lors des fortes relances en sortie de virage.
La mise en route du 1493 cm³ turbocompressé se fait tout en douceur et sans à-coup. Discret et silencieux. Afin de réussir ce tour de force, ce MGS9 PHEV embarque une boîte de vitesses à un seul rapport ainsi qu’un moteur « galette », de type ISG, qui fait office d’embrayage. Ce dernier sert également à démarrer le moteur thermique et à convertir son énergie en vue de le stocker dans une batterie LFP de 24,7 kWh.
Au quotidien, ce choix se traduit par une douceur de fonctionnement équivalente à celle d’une boîte CVT sans faire hurler le moteur à la mort à la moindre sollicitation du pied droit. D’ailleurs, il convient de souligner que l’insonorisation de la MGS9 PHEV est particulièrement bien soignée tant et si bien que l’on en oublie parfois que le moteur thermique tourne. Il est dommage que l’on ne puisse pas en dire de même de la climatisation qui se montre parfois bruyante.
Freinage et consommation : de belles surprises
Le freinage est au diapason de ce que cette MG nous a montré jusqu’à présent. Les freins principaux conjugués au freinage régénératif offrent une décélération puissante et stable. Cela est d’autant plus appréciable que la pédale de frein ne nous a pas semblé difficile à doser.
Côté consommation, la MG annonce une consommation moyenne de 2,4 l au 100 km et 100 km d’autonomie en électrique. Notre consommation moyenne, qui s’est établie à 6,1 l au 100 km, est bien loin de cette promesse mais il convient néanmoins de la relativiser. En effet, notre essai qui était fait de longs parcours (route, autoroute, etc…), incorporant une partie dynamique, a bien plus sollicité le moteur thermique qu’en usage courant. Par ailleurs, nous n’avons pas rechargé notre véhicule d’essai durant nos pauses. MG annonce une durée de 3 heures afin de recharger intégralement la batterie de ce MGS9 PHEV. Bref, en usage quotidien, il serait sans doute possible de retirer 2 bons litres à notre moyenne. Compte tenu du poids et des prestations, une telle consommation serait déjà une belle prouesse.
Budget : MG frappe fort

Le MGS9 PHEV s’affiche à partir de 39 990 € et même moins avec la remise de lancement d’un montant 4000€.
En affichant son MGS9 PHEV à partir de 39 990 €, la marque frappe un grand coup. C’est 6510 € de moins qu’un Renault Espace E-Tech (non rechargeable) ou encore 2450 € de moins qu’une Peugeot 5008 Plug-In Hybrid 225 ch en finition Allure. Afin d’enfoncer le clou, MG offre une remise de 4000 € pour toutes commandes avant le 30 juin, ce qui permet de faire tomber la note à 35 990 € en finition Comfort. Avec cette remise, notre version Premium s’affiche à 37 990 €. Avec de tels tarifs, ce SUV offre un rapport qualité/prix/équipement particulièrement alléchant. De quoi en faire un challenger intéressant sur le marché des SUV familiaux. Il reste néanmoins à régler la note, particulièrement salée, du malus au poids qui s’élève à 7025 €…

























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