Une arrivée qui ne doit rien au hasard
Ce reveal parisien n’a clairement rien d’anodin. Denza, marque premium du géant chinois BYD, montre qu’elle vise directement le marché européen avec des ambitions élevées. Le choix de l’Opéra Garnier, ce n’est pas juste pour faire joli : c’est une manière de se positionner face aux grandes marques déjà bien installées.
Sur place, tout était très propre, presque millimétré. Peut-être même un peu trop parfait (!), mais cela montre le sérieux du constructeur.
- Stella Li vice-présidente exécutive de BYD – Paris Opéra Garnier
Un design qui surprend pour la Denza Z9GT
Au premier regard, la voiture dégage quelque chose d’assez élégant. On pouvait s’attendre à un design plus démonstratif, mais au final c’est assez sobre. À l’avant, la signature lumineuse est fine, avec cette calandre fermée typique des électriques.
Le profil est fluide, avec une silhouette dynamique sans en faire trop. Personnellement, je trouve l’ensemble réussi, même si on sent quelques inspirations de modèles premium déjà connus.
À l’origine, Denza a été lancée avec le soutien de Mercedes-Benz, ce qui se ressent encore aujourd’hui dans son positionnement.
À l’arrière, le bandeau lumineux renforce le côté moderne. Rien de révolutionnaire, mais cela fonctionne bien.
À bord, une vraie montée en gamme
L’intérieur, c’est probablement ce qui marque le plus. Les matériaux donnent une bonne première impression, avec un mélange de cuir, de bois, et de relief.
L’écran central est bien intégré, pas trop agressif visuellement, ce qui est appréciable. L’ambiance générale est assez calme, presque reposante. On sent que le confort a été travaillé, notamment au niveau des sièges.
On s’attendait à quelque chose de plus “tech froid”, mais au final c’est plutôt chaleureux, notamment par les larges inserts en bois qui nous rappellent en partie Volvo ! Et c’est un compliment.
- Système audio Devialet, Made in France, comme chez Alpine !
Des promesses à confirmer sur la route
Pour l’instant, on reste sur une découverte statique. Les essais commencent justement cette semaine, donc c’est là que ça va devenir intéressant.
Sur le papier, Denza annonce une motorisation 100 % électrique avec une autonomie solide (600 km WLTP) et des performances au niveau du segment (0-100 km/h 2,7s !). Dans le détail, l’auto propose un moteur avant de 313 ch, et deux moteurs arrière de 422 ch chacun. L’offre développe alors la bagatelle de 1156 ch ! Le plus impressionnant se passe côté vitesse de recharge, avec une annonce de 10 à 97% en 9 minutes ! Le 10-70% est annoncé en cinq minutes, alors qu’à -30 degrés, les performances sont annoncées à peine en baisse (20-97% en 12′). Pour cela, Denza annonce une puissance de charge jusqu’à 1500 kW, en Chine ! Il faudra que l’infrastructure suives.
Pragmatique, Denza propose également une offre hybride rechargeable reprenant le principe bien connu chez BYD “Super DM-i“. Ici, le moteur thermique se compose d’un quatre-cylindres 2.0 turbo de 173 ch, un moteur électrique avant de 272 ch et deux moteurs électriques arrière (un par roue) de 252 ch chacun. L’offre hybride développe alors 776 ch cumulés, et jusqu’à 805 km d’autonomie combinée.
On attend surtout de voir le comportement sur route, le confort réel et la gestion des aides à la conduite. On a déjà pu avoir un aperçu de ses manœuvres de stationnement magiques, avec un train arrière “pivotant” !
Premiers ressentis ?
Dans un premier temps, j’ose avouer que je ne m’attendais pas forcément à être autant intrigué. Denza arrive avec une proposition sérieuse, et surtout cohérente.
Tout n’est pas parfait, et il faudra le confirmer à l’essai, mais la base est là. On sent que la marque ne vient pas en Europe juste pour “tester”, mais bien pour s’installer.
Maintenant, place à la conduite cette semaine avec les essais. C’est là que cette Denza devra vraiment faire ses preuves.
Carte blanche : Guillaume CARTAL

























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